I've got butterflies in my stomach, le blog de catherine grangier

09 novembre 2017

l'art en valise ...

...ou l'angoisse des expos internationales!

Je prépare mon départ à Oviedo en Espagne, pour participer à l’exposition « San Claudio. In Memoriam. 1901-2009. Una refexión artística en torno al patrimonio industrial » qui commence le 16 novembre au Musée Archéologique des Asturies…

… et j’angoisse…

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J’angoisse que les assiettes se cassent, que ma valise se perde, que mes bagages soient trop lourds,

j’angoisse que tout arrive en mille morceaux ou n’arrive pas du tout!

j’angoisse que mon installation de 100 couteaux reste coincée à la douane, que je n’arrive pas à faire rentrer les affaires dans la caisse, que je n’arrive pas à porter tous les bagages entre les différents trains et avions, que ce soit trop lourd,

j’angoisse de ne plus savoir parler espagnol,

j’angoisse de rater le train, de rater l’avion, de rater mes dessins à faire en arrivant, de n’avoir pas le temps, de n'avoir pas l'inspiration,

j’angoisse que ce soit moche, mal fait, pas abouti, de ne pas avoir prévu les bons stylos, de ne pas avoir pris les bonnes décisions,

j'angoisse de savoir si j'arriverai quand même à caser un vêtement de rechange et quelques culottes entre les oeuvres,

j'angoisse d'oublier des affaires, de mal faire, de ne pas faire...

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J’angoisse...

Vivement lundi, que je parte et que j’arrête de penser à tout ce qui pourrait arriver…

 

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04 novembre 2017

et comment résister au plaisir...

... de partager le bel article de Jean-Louis Roux dans Les Affiches sur mon expo.

LesAffiches

24 octobre 2017

"à présent je m'allonge pour rêver du Printemps" ...

ça y est, l'exposition à Alter-Art à Grenoble a commencé! Et elle dure jusqu'au 12 novembre...

voilà le beau texte écrit par Janine Desmazières et quelques photos:

 

how the(myself’s own self who’s)child will dance ![1]

e.e. cummings  73 poèmes

 

Le petit théâtre rouge de Catherine Grangier

 

Il est rouge, le théâtre de Catherine. On s’y installe dans un lit d’enfant à la peinture argentée, sur un matelas de fleurs-tampons ; et on y attend le  printemps, au rythme des 48 horloges qui font tourner des pantoufles (de vair ?) et des (rouges) baisers. Espace-temps d’une ronde ou d’un câlin du soir, pulsations de la mémoire.

 

Il se déploie au vent d’élégantes tarlatanes imprimées de gants rouges, en référence aux gantiers du quartier Saint-Laurent.

 

Il se suspend dans la série de dessins où deux doigts pincent délicatement fils, rideaux, nuages… . Main-marionnette et main-marionnettiste, sujet et objet de son œuvre. Photographie de la main de l’artiste qui nous offre un peu d’elle-même. (Mais on reconnait aussi le geste de Juliette d’Estrées, duchesse du Villars,  qui pince le sein de sa charmante sœur Gabrielle dans le plus célèbre des tableaux de dames au bain…)

 

Il s’installe dans ses linogravures, fragments de corps, fille qui rêve dans un décor de fleurs ou de lignes dansantes façon tapisserie. On pense à Félix Vallotton évidemment : « La douce ligne courbe, la fantaisiste et sinueuse ligne courbe.. ».

 

Il envahit enfin une vidéo où l’artiste se maquille les lèvres et embrasse l’objectif qui peu à peu se tache de rouge, comme un champ de coquelicot à la Van Gogh. Et peut-être pourra-t-on admirer  la Robe Coquelicot (est-ce que vous vous souvenez vous aussi d’avoir transformé sa corolle en petite dame qui valse ?).

 

Qu’elle « brode des incendies » ou « s’allonge pour rêver du printemps », Catherine Grangier ré-enchante  le présent. Chaque œuvre se construit par un lent processus de métamorphose : l’élément du quotidien (fleur, chaussure, gant, tampon hygiénique…) entre en poésie. C’est alors que le plus modeste, le plus intime, devient émoi en partage.

 

Une installation en hommage au printemps de la vie, petit théâtre où tisser nos rêves en mêlant les fils du temps aux fleurs du désir, avant que l’Inévitable Parque ( tic-tac, tic-tac) ne les coupe.

 

 



[1] « comme l’(être de moi qui est)enfant dansera » traduction Thierry Gyllyboeuf

 

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11 octobre 2017

petites histoires de seins...

En tentant d'imaginer ce que je pourrais dessiner pour illustrer un calendrier 2018, j'ai pensé au calendrier des saints, qui s'est vite transformé en calendrier des seins - pour toujours savoir à quel sein se vouer - dont voici un petit extrait...

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25 septembre 2017

wild nights, encore....

et entre deux dossiers, retourner se perdre un moment au creux des nuits fauves de la dame à la licorne...

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10 septembre 2017

week-end studieux...

 

Un week-end à se raconter des histoires,

Un week-end à dessiner des  mots et écrire des images,

Un week-end à inventer des projets et se projeter dans d’autres vies...

Un week-end, trois petites histoires :

"en équilibre", une histoire en équilibre sur un fil rouge...

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"je ne suis ni du jour ni de la nuit", une histoire de jour et de nuit, de ce que l'on est ou pas...

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"noli me tangere" une histoire de corps et d'épines...

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et aussi un nouveau début pour un dossier de plus !

bureau

 

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21 août 2017

nouvelles de rentrée

et deux expos d'automne! 

Je vais participer à l'exposition collective "Galerie de Portraits" de la Villa Dutoit à Genève du 14 septembre au 8 octobre

Capture d’écran 2017-08-20 à 21

Capture d’écran 2017-08-20 à 21

 

J'exposerai à Alter-Art à Grenoble du 18 octobre au 12 novembre

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et d'autres choses se préparent, mais je n'ai pas encore de dates...

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22 juillet 2017

en eaux profondes, suite...

Et je continue de nager dans les eaux troubles de corps inconnus, de m’enfoncer dans les profondeurs bleutées des radiographies, de flotter entre ossements et organes….

Je joue à Ophélie, rêve de Virginia Woolf - L'eau ruisselle le long de ma rigole dorsale. Des flèches de sensations lumineuses m'assaillent des deux côtés.relit Gaston Bachelard : Devant l'eau profonde, tu choisis ta vision ; tu peux voir à ton gré le fond immobile ou le courant, la rive ou l'infini ; tu as le droit ambigu de voir et de ne pas voir ; tu as le droit de vivre avec le batelier ou de vivre avec « une race nouvelle de fées laborieuses, douées d'un goût parfait, magnifiques et minutieuses ». La fée des eaux, gardienne du mirage, tient tous les oiseaux du ciel dans sa main. Une flaque contient un univers. Un instant de rêve contient une âme entière.

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L'être voué à l'eau est un être en vertige. Il meurt à chaque minute.

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11 juillet 2017

en eaux profondes....

Parce que j’avais envie de continuer sur ma lancée après les dessins commencés pour le projet de livre avec Béatrice Brérot « La vie a quelque chose du vide entre chaque battement d’ailes de papillon »…

Parce qu'il y a aussi le vide et le vertige des profondeurs...

Parce que c’est l’été, parce qu’il fait chaud…

Parce que l’eau vive, l’eau à la bouche, une goutte d’eau dans l’océan, être comme un poisson dans l’eau...

Parce que nager entre deux eaux, naviguer en eaux troubles, se noyer dans un verre d’eau, se jeter à l’eau… 

Parce qu’il faut se méfier de l’eau qui dort…

Parce que j’ai un carton de radiographies stocké depuis des mois dans mon atelier…

Parce que l’eau glisse, caresse, lave, enveloppe, absorbe, porte, emporte…

Parce que l’eau coule, s’écoule, parce que se laisser couler…

Parce que parfois plonger au fond de soi comme dans un océan….

Parce que… comme ça….

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Et parce que l’on pourrait écouter Jeanne Cherhal « l’eau » ou « je suis liquide » ou PJ Harvey « Down by the water » et pleins d’autres encore….

 

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02 juillet 2017

et pendant ce temps ....

un nouveau projet de livre est en train de prendre forme avec Béatrice Brérot, poète avec laquelle j'avais déjà collaboré avec "parce que je t'aime"...

Cette fois il s'agit de vide et de vertige, et je ne ferai pas de linogravures mais des dessins dont voici quelques exemples en avant-première!

 

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