L'exposition collective Silence(s) avec l'association Combinaisons a bien commencé vendredi passé

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Mélusine : un lit d’enfant en métal, une couette recouverte d’écailles en cire à épiler et une respiration...

 

le silence...

le silence c’est une chambre, le sommeil, le mouvement du drap qui se soulève doucement...

le silence c’est lié à l’immobilité, et à ce mouvement régulier et presque imperceptible de la respiration endormie

le silence c’est l’espace des rêves et des cauchemars

le silence c’est jouer sur le mystère de ce qui se cache sous la couette en écailles

c’est jouer sur les références aux contes de fées, mélusine, la belle au bois dormant, la petite sirène (des héroïnes silencieuses, princesses endormie, muette, cachée) les références à l’enfance mais aussi à Duchamp et à l’installation «étant donné...»

le silence c’est les non-dits...

 

 

Mélusine respire paisiblement, à la Salle des Cimaises, en très bonne compagnie!

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L'exposition dure encore jusqu'au 16 février et il y a des performances tous les samedis à 18h

 

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et aussi : l'exposition Princesses en Morceaux, princesses souterraines en duo avec Catherine Cayuela commence la semaine prochaine!

vernissage le 1er février à partir de 18h à la galerie Une image... 14 rue Honoré de Balzac à Saint-Etienne...

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"Une exposition où la femme, unique représentation, sera vue par fragments, pourtant bien entière dans ses rêves, ses contraintes et les atteintes dont elle est le siège. De son ombre sur les tarlatanes, ou racontée comme un festin sur des assiettes, voyageuse immobile dans ses « dressescapes », intime et quotidienne sur les filtres à café, poseuse rigide et en lutte timide dans son vertugadin. Laissant là ses chaussures de Cendrillon, est-elle absente ou lasse ? Ou alors décidée à lâcher sa représentation ? Sans drame absolu (oui toutes les femmes ne finissent pas en festin) , ni revendications affichées, leurs Princesses sont tour à tour présentées dans des combats intimes et récurrents, ligotées à jamais dans ce qu'on leur associe de féminin, de commode et d'identifiable. Cette histoire de Princesse feutrée c'est aussi une façon d'interroger les mythes et les contes et l'influence qu 'ils continuent d'exercer dans notre vie. Eventails, portraits posés et cadres lisses, robes et vaisselle, rideaux vaporeux, miroir et lustre, robes de bals et de reines. Autant d'objets qui semblent raconter la femme, surannés et encrés dans notre culture qui interrogent autant la liberté de s'en détacher que le plaisir de les adopter. Autant de questionnements intemporels au service supposé de ces Princesses, dont vous n'apprendrez rien de précis, rien de définitif ni de révolutionnaire si ce n'est que ce qui est donné à voir est un soupçon souterrain." (texte de C. Cayuela)

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