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El Comercio (04.10.2014)

«La casa es una protección y una jaula para las mujeres»

M. LASTRA |  OVIEDO.

CATHERINE GRANGIER, Artista

La artista francesa expone en la galería Dos Ajolotes una muestra que aborda lo femenino y lo cotidiano a través del grabado, pintura y fotografía

La francesa Catherine Grangier expone en Dos Ajolotes Espacio Creativo (Silla del Rey, 3) la muestra 'Le Femme sans fracas', que podrá verse hasta el 17 de octubre. En su obra, lo femenino y la cotidianidad adquieren el protagonismo. 

En 'Le Femme sans fracas' refleja una vez más su condición de mujer.

Mi trabajo siempre está relacionado con lo cotidiano, la feminidad y la intimidad. Me interesa cuestionar el estatuto de la mujer en la sociedad. 

Aquí lo hace a través de la importancia de la casa como un lugar que le aprisiona. 

La casa es un lugar ambiguo. Al mismo tiempo es una protección y también una jaula. Para muchas mujeres todavía es difícil escaparse de ella, tener su independencia. 

En la pieza principal, 'Scènes de menage', dibuja en 18 platos escenas realizadas por una mujer sin rostro. ¿Qué busca transmitir?

Con esos dibujos quería cuestionar la evolución del día a día de las mujeres, si es que la hay. Dibujarlas sin rostro para mí es hablar de ese trabajo que cada mujer hace en su casa, pero que no está valorizado, que parece invisible, sin rostro. 

El título de la muestra es un juego de palabras. 'Fracas' en francés significa ruido, escándalo. ¿Necesita la mujer descargar la rabia que le genera verse dentro de la casa?

Sí. Creo que hay mucha rabia dentro de la casa, muchas cosas que no son dichas. Además es una forma de denunciar la violencia silenciosa que existe en muchas casas. Dejo mis críticas en las obras, pero dejo al espectador construir su propia historia. Me parece importante hablar de lo que ocurre dentro de muchos hogares, pero doy espacio para los sueños de cada uno. 

Grabado, fotografía, pintura, instalación... ¿Con qué técnica se encuentra más cómoda?

Me gusta el lado mágico del grabado, pero me gusta encontrar la técnica y los materiales que funcionan con mi concepto, así que trabajo varios campos. El cambiar de técnica me permite seguir buscando y no conformarme con lo fácil. No podría imaginar mi vida sin el arte.

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Dossier de Presse : Exposition "Effleurements" - Galerie Séries Rares, Carouge

Effleurer l’intime

Lorsque, à l’automne 2014, Catherine Grangier vient proposer à la galerie Séries Rares ses assiettes dessinées, Mireille Excoffier, la galeriste, mais surtout céramiste, est immédiatement séduite. Bien sûr, il y a le support sur lequel l’artiste dessine directement à l’encre de Chine rouge, des assiettes en porcelaine brute, mais il y a aussi le sujet. La série s’intitule, non sans ironie, « Scènes de ménage ». En intervenant sur de la vaisselle, par tradition vouée au décoratif ou à l’effet
« tapisserie », par un biais en quelque sorte anecdotique donc, Catherine Grangier, mine de rien, nous raconte autre chose, qui tient de l’intime, et ceci avec une contrainte qui oblige à un cadrage particulier : la surface ronde de l’assiette, qui offre ainsi ces scènes de ménage comme à travers un judas ou un hublot. Or de son côté, Mireille Excoffier explore assidument les effets d’ombre ou ceux des motifs décoratifs auxquels elle fait subir un changement d’échelle et des cadrages inédits. Cette recherche a pris la forme ces derniers temps d’un jeu, avec une forme « d’aléatoire maîtrisé », en combinant diverses techniques, de la sérigraphie à la porcelaine coulée, en passant par le monotype.

De rencontres en discussions, le projet d’un travail commun a germé entre les deux femmes. Projet dans lequel les influences réciproques n’ont cessé de se multiplier : les ombres présentes dans les plaques de porcelaine de Mireille relançant Catherine, qui avait déjà réalisé la série des linogravures intitulée « L’Ombre de mes rêves », vers une nouvelle série, sorte d’écho aux gravures sur bois de Félix Vallotton telle La Paresse, dans laquelle une ombre à la fois menaçante et protectrice se profile derrière la femme alanguie. Cette mise en scène de l’intime, proche du voyeurisme ramenant alors Mireille à la problématique depuis longtemps présente chez elle de la fenêtre, de ce qu’on peut y voir, dans un instant volé, de l’intimité de l’autre, avec un cadrage souvent frustrant, puisque dépendant du hasard.

Ce va-et-vient entre les deux visions nécessitait, dans le cadre de l’exposition « Effleurements », une rencontre concrète, en terrain commun. En effet, même si, d’une part les linogravures de Catherine existeront de façon autonome sur les murs de la galerie, de même que, sur les socles, les grands plats de porcelaine de coulage de Mireille, d’autre part toute une série d’œuvres, les Instants volés, seront réalisées à quatre mains. Toujours sur le support de plaques de porcelaine aux formes très libres, portant sur leur pourtour une frise au dessin capricieux, on retrouvera les femmes sensuelles des gravures « à la Vallotton » de Catherine, là aussi avec des cadrages les revisitant, se combinant avec des motifs floraux provenant de différentes tapisseries traditionnelles, mais agrandies, salies par Mireille, pour qu’ici également un regard neuf se pose sur elles. La technique du transfert d’image par contact d’un tissu sérigraphié (voir ci-dessous « Technique ») permet une réutilisation dudit tissu. Fatigué par un premier passage, il permet néanmoins un second tirage dont bénéficie une autre série de pièces réalisées, elles, sous forme de carrés de porcelaine. Le fragment d’image, usé, aux motifs pâlis, évoque alors un passé indécis, une image qui s’efface avec le passage du temps.

Pour réaliser le travail de céramique, Mireille et Catherine ont œuvré le printemps dernier aux ateliers de la Fondation Bruckner, lieu neutre, calme et spacieux, propice à la création.

Technique

Les motifs et gravures sont imprimés en sérigraphie, avec des pigments céramiques, sur un tissu.
De la porcelaine liquide est alors versée sur le tissu fraîchement imprimé, préalablement posé sur
une plaque de plâtre. Le motif est ainsi transféré, par contact, du tissu à la porcelaine humide.
Après quelques heures de séchage, les plaques peuvent être retournées et déposées dans un moule en grès, si la forme le nécessite. Ce mode de transfert de l’image est globalement celui du monotype. Enfin, une fois sèches, les plaques sont cuites directement à 1250° (mono-cuisson), tandis que les plats sont d’abord biscuités, puis leur partie non imprimée est polie, avant qu’ils ne soient recuits à 1250° et polis une seconde fois.

Exem

 

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