à mon seul désir, ça continue...
En reprenant cette phrase belle et mystérieuse de la sixième tapisserie de la dame à la licorne, je voulais tenter de parler...
Du désir...
Du désir au féminin ?
De la violence (la licorne symbolisait la pureté, elle pouvait donc reconnaître les jeunes filles « pures » et vierges, mais pouvait également les transpercer de sa corne si elles avaient menti…)
Des apparences, de ce que l’on montre, de ce que l’on paraît et de ce que l’on est...
Des masques que l’on utilise, au sens propre et figuré...
De images que l’on projette (l’ombre projetée des silhouettes sur le mur ; et des images que la société projette sur les femmes, virginité, beauté, corps…)
Alors...
Des corps épinglés, comme une collection d’insectes,
Des corps qui s’offrent et se cachent, comme un motif qui se répète,
Des corps, qui font décor,
Des corps qui reprennent des détails des tapisseries de la dame à la licorne pour les réinterpréter, se les réapproprier, souligner ce qui persiste d’une époque à l’autre…
Des corps qui prolifèrent comme les mille-fleurs de la tapisserie, les mille-corps,
Des corps fleurs, flores, des corps déflorés,
Des corps qui jouent, des corps qui se jouent, des corps à jouer, comme les personnages d’une pièce à venir…
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